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Sessions Internationales : passer de l’ambition à l’action

Début avril, nous avons organisé deux journées entièrement dédiées à l’international pour les startups du programme. Deux temps forts pensés pour accompagner celles qui commencent à se poser une question devenue incontournable dans de nombreux parcours entrepreneuriaux : comment se développer à l’étranger, et surtout comment le faire de manière structurée, réaliste et durable ?

Dans un contexte où les marchés évoluent rapidement et où les opportunités se jouent souvent à l’échelle internationale, beaucoup de startups ressentent le besoin d’accélérer leur réflexion sur le sujet. Mais entre ambition, contraintes opérationnelles, différences culturelles, enjeux de financement et choix stratégiques, le passage à l’international ne peut pas se résumer à une simple opportunité de croissance. Il demande une véritable préparation.

C’était précisément l’objectif de ces sessions : aider les startups à passer de l’intention à l’action, en leur apportant des repères concrets, des retours d’expérience et des outils directement applicables.

Une première journée pour ouvrir les perspectives

La première journée avait pour ambition de poser les bases d’une réflexion stratégique autour de l’internationalisation avec une intro par Benjamin Morin (SGPI, France 2030).

Nous avons commencé par donner la parole à plusieurs entrepreneurs ayant déjà franchi le cap du développement à l’étranger. Dont Luigi LENGUITO (BforeAI), Guillaume CHAPIAT (Gitguardian), Anouck TELLIER (Harfanglab), Dominique MEURISSE (Imperium) et Reem LABABIDI (IMTI).

À travers des trajectoires très différentes, expansion rapide sur plusieurs marchés, implantation progressive, adaptation produit ou partenariats locaux, ces échanges ont permis de montrer qu’il n’existe pas un modèle unique d’internationalisation.

Ces retours d’expérience ont surtout mis en lumière une réalité essentielle : réussir à l’international ne repose pas sur la qualité d’un produit ou d’une technologie. Cela implique de comprendre un marché, de savoir s’adapter, de choisir le bon timing et de structurer progressivement son organisation.

Au-delà de l’inspiration, cette première journée a également permis d’aborder un sujet souvent décisif mais parfois sous-estimé : les moyens nécessaires pour soutenir une stratégie internationale.

Financements publics, dispositifs européens, accompagnement à l’export, attentes des investisseurs… plusieurs experts sont intervenus pour donner une vision plus claire des ressources mobilisables et des leviers de financement existants : Marc DELAGE (IMT),  Olivier PEQUIGNOT (ANSSI), Arthur CAHUZAC (BPI), William LECAT (Auriga Cyber Ventures).

L’objectif était de permettre aux startups de mieux comprendre comment financer une expansion internationale, mais aussi d’anticiper les implications humaines, organisationnelles et financières qu’un tel développement implique.

Une deuxième journée plus opérationnelle

La deuxième journée était construite dans une logique plus opérationnelle.

Après les interventions de Véronique BOUVELLE (BPE), Andrea VAUGAN (ECA), Business France, Elodie FOSTER, Fadwa BELHADJ, Malak EL MAHAMOUDI (Team France Export), les startups ont travaillé sur les enjeux liés à la lecture des marchés internationaux : identifier les opportunités réelles, analyser les risques, comprendre les différences réglementaires, culturelles ou commerciales, et éviter certaines erreurs classiques observées lors des premières phases d’expansion.

Plusieurs ateliers ont ensuite permis aux participants de prendre du recul sur leur propre situation en testant leur discours, leur sales deck et globalement en questionnant leur sales playbook.

À travers des outils d’analyse et des échanges collectifs, les startups ont pu évaluer leur niveau de maturité internationale, clarifier leurs priorités et commencer à structurer une approche plus cohérente.

L’enjeu n’était pas d’apporter des réponses toutes faites, mais plutôt d’aider chaque équipe à construire une réflexion adaptée à son stade de développement, à son secteur et à ses ambitions.

Faire évoluer les perspectives

En deux jours, l’objectif n’était évidemment pas de couvrir l’ensemble des problématiques liées à l’internationalisation.

Il s’agissait de permettre aux dirigeants de prendre conscience des enjeux et de poser les bases d’une future trajectoire internationale. 

Ces sessions ont permis de rappeler qu’un développement international réussi repose autant sur une vision claire que sur la capacité à aligner stratégie, moyens et exécution.

Dans un environnement où l’international peut devenir un formidable accélérateur de croissance, mais aussi un facteur important de complexité, prendre le temps de structurer sa démarche reste une étape essentielle.

L’international ne se construit pas en un jour. Mais il commence souvent par une réflexion bien accompagnée.

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